Muséologie, muséographie et nouvelles formes d’adresse au public

3, octobre 2011  |  Publié : Ecologie de l'attention, Events, Figures de l'amateur, Séminaires  | 

Depuis 2007, l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) organise le séminaire «Muséologie, Muséographie et nouvelles formes d’adresse au public». Les séances ont lieu de novembre à juin, un mardi par mois. Elles sont ouvertes aux étudiants de l’Ecole du Louvre (4ème année, Master I), aux agents du Ministère de la Culture, des Etablissements culturels, et aux professionnels qui en font la demande.

Dans le cadre du programme de recherche de l’IRI sur le développement de nouveaux dispositifs critiques pouvant favoriser l’émergence d’une nouvelle figure de « l’amateur », il est proposé de confronter expériences muséales et réflexions théorique et scientifique en analysant à chaque séance l’impact des nouveaux dispositifs d’adresse au public sur les pratiques culturelles.

Chaque séance est enregistrée et indexée dans le logiciel Lignes de temps, par les étudiants de l’Ecole du Louvre et l’équipe de l’IRI. Ce fond constitue à présent une ressource de plus de 100 heures accessibles par un moteur de recherche intra-vidéo. Les différentes éditions ont permis de dresser un panorama des enjeux technologiques (2007-2008), d’aborder la question des espaces critiques collaboratifs (2008-2009), et des technologies de l’attention (2009-2010). La thématique 2010-2011 portait sur « mobilité et motricité ». En 2011-2012 nous proposons d’aborder l’articulation du Web social et du Web sémantique.

Horaires et lieu : Sauf mention contraire, le mardi de 17h30 à 20h00 dans la salle Piazza devant le Centre Pompidou

21 mars 2007 : Ingénierie des connaissances

Comment indexer, documenter et articuler les contenus en fonction d’un public donné ? Comment constituer un réservoir d’expertises mobilisable en amont pour concevoir des parcours ?

4 avril 2007 : Ingénierie documentaire

Comment numériser, indexer et valoriser en restant indépendant des formats et en adaptant les contenus aux différents publics ? La base de données peut-elle servir directement la production de l’exposition ? Chaînes de production : comment passer des œuvres numérisées à l’édition numérique ? Système d’information : comment récupérer les éléments documentaires de l’exposition pour une réédition ou une version en ligne ?

2 mai 2007: Interaction, 3D, avatars

Interaction, visualisation 3D, avatars : au service de quel propos artistique ? Nouveau statut de l’œuvre d’art à l’heure de la reproductibilité numérique. Valeur ajoutée au contenu dans le contexte numérique ?

9 mai 2007 : Participation du public / personnalisation

Mesure et analyse du public, recueil des réactions, parcours personnalisés, intervention d’artistes, jeux de rôles/jeux vidéo.

30 mai 2007 : Les galeries virtuelles : réalité virtuelle, réalité augmentée, multimodalité

Comment mobiliser tous les sens ? Dans quel contexte l’immersion se justifie-t-elle ? Comment articuler bases de données documentaires et outils de visualisation avancés ? Outils de cartographie.

6 juin 2007 : Dispositifs de mobilité

Comment accompagner et prolonger la visite ? Quels usages innovants de la mobilité dans le contexte culturel ? Comment concevoir des systèmes/réseaux/appareils adaptés pour les musées ?

13 juin 2007 : Le musée en ligne

Comment préparer et compléter la visite ? Mise en réseau de bases de données. Impact des technologies Web 2.0. Espaces personnels et sites éducatifs.

27 juin 2007 : Annotation, enrichissement des contenus par le visiteur, parcours pédagogiques : vers des communautés d’amateurs

Dans un contexte participatif et d’échange, quels outils pour favoriser une meilleure appropriation et un enrichissement des contenus par le public lui-même ? Quelles pédagogies développer avec ces nouveaux outils ?

Edition 2007 : l’ingénierie des connaissances dans l’espace muséal

Le principe du programme du séminaire est de partir en amont de l’analyse des outils d’ingénierie des connaissances en tant qu’ils peuvent être mis au service d’une stratégie de publication et de présentation des œuvres. Les expériences de gestion documentaire seront ensuite abordées notamment lorsqu’elles visent à produire des contenus déclinables selon les publics et selon les supports. On étudiera ensuite le champ de la représentation et des dispositifs de rendus, notamment les nouveaux dispositifs en cours de développement dans les laboratoires de recherche. Enfin, les dernières séances seront consacrées à l’enjeu de la participation et de la personnalisation dans les lieux culturels mais également sur Internet et en situation de mobilité.

14 octobre 2008 : Les espaces critiques collaboratifs

On s’accorde aujourd’hui à considérer comme une caractéristique du Web 3.0, la conjonction d’un point de vue éditorial et de contributions des visiteurs. En ingénierie sociale, on parle aussi de combiner une approche « top-down » et de l’innovation ascendante de type « bottom-up ». Cette séance introduira et mettra en débat cette notion, sans ignorer les effets de « viralisation » tant recherchés par les industries culturelles, et montrera par des expériences concrètes comment les musées réussissent ou échouent à combiner singularité d’un point de vue sur les oeuvres et contribution des visiteurs.

17 décembre 2008: Articuler le musée et les réseaux sociaux

Un musée peut-il s’articuler avec des réseaux sociaux et des sites collaboratifs existants (type FaceBook, Flickr, YouTube, Daily Motion…) ? Dans ce cas, de quelle marge de manoeuvre dispose-t-il pour le choix des métadonnées et leur récupération pour enrichir son fonds ? Doit-il créer intégralement son propre réseau social ?

  • Philippe Bouquillon, MSH Paris Nord (Paris VIII et XIII),
  • Martin Rogard, Daily Motion,
  • Elisabeth Gautier-Desvaux, Conservateur général du patrimoine, Directrice des Archives des Yvelines,

21 janvier 2009 : Les objets communicants : un lien entre l’espace du musée et les espaces numériques

Les technologies de la mobilité, utiles à la personnalisation des visites, constituent aussi un lien « pervasif » avec les espaces numériques. Reste à penser de nouvelles formes d’adresse au public (débats, approfondissements, jeux…) pour que l’objet communicant devienne un véritable instrument critique.

  • Joëlle Le Marec, Professeur des universités, ENS LSH,
  • Yves-Armel Martin, Directeur de la Mission technologie et information / Centre informatique Erasme, Département Informatique du Département du Rhône, et Elisabeth Shimmels, Chargée de projets « Espaces découvertes » / Service des publics du Musée des Confluences,
  • Vincent Puig et Cécilia Jauniau, IRI/Centre Pompidou, Présentation du dispositif et étude du public lors des expérimentations sur l’exposition Traces du sacré.

11 février 2009 : Enjeux des instruments de perception dans les programmes éducatifs du monde numérique

Le contexte éducatif est dans les musées particulièrement propice à l’expérimentation, on y mesure sans doute plus précisément l’importance d’une « instrumentation » de la perception et du jugement. On abordera également dans cette séance la problématique des adolescents.

  • Stephan Schwan, IWM/KMRC Tübingen (Allemagne),
  • Vincent Maestracci, Doyen des enseignements artistiques, Inspection Générale, Ministère de l’Education Nationale,
  • Nancy Proctor, Smithsonian American Art Museum (Etats-Unis),

11 mars 2009 : Les modèles économiques et le tourisme

Quelle nouvelle organisation de la création de la valeur se dessine dans le contexte du Web collaboratif, des réseaux sociaux, de la mobilité et de l’accès aux réseaux haut débit ? Comment repenser l’articulation entre services culturels et tourisme ?

  • Table ronde animée par Jean-Pierre Dalbéra, Chargé de mission auprès du cabinet du ministre pour le projet de centre national de conservation du patrimoine, avec Philippe Fabry (Odit France), Laurianne Barbier (Voyazine – Voyages-sncf.com) et Jacques Naves (ViaMichelin)
  • Philippe Dubé du Laboratoire LAMIC (Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture, Québec)

Edition 2008-2009 : les espaces critiques collaboratifs

Dans le cadre de son programme de recherche sur les nouvelles technologies culturelles et éducatives et sur les nouvelles formes d’adresse au public, l’IRI propose de focaliser les axes de réflexion de ce séminaire pour 2008-2009 sur les technologies collaboratives en collaboration avec le projet ADONIS/CNRS Anthroponet (accès et valorisation des archives muséales) et le projet THD Cap Digital (Pratiques culturelles sur les réseaux haut débit). Le principe de ce séminaire est de confronter expériences muséales et réflexions théorique et scientifique en analysant à chaque séance l’impact des nouveaux dispositifs d’adresse au public sur les pratiques muséales. Cette année, le séminaire est plus particulièrement ouvert aux étudiants de l’Ecole du Louvre (Master I), de l’Institut national du patrimoine (INP) et de l’Ecole des Chartes, ainsi qu’aux professionnels du secteur culturel.

8 décembre 2009 : Formes d’attention et de cognition, la question du « care »

16h-18h30, Petite Salle/Centre Pompidou
On propose de partir d’études cognitives récentes, telles que celles de Katerine Hayles sur la disparition de processus d’attention soutenue (deep attention) au profit de formes d’attention dispersée (hyper-attention). Comment dans ce contexte, le musée peut il « prendre soin » de ses visiteurs ? Nous nous intéresserons par ailleurs à la modélisation de ces processus d’attention, à lumière de la cognition de l’attention, du marketing et de la micro-économie de l’attention.

  • Katerine Hayles, Professeur de littérature à la Duke University, Critique littéraire
  • Alain Giffard, Directeur du Groupement d’intérêt scientifique Culture et Médias numériques
  • Bernard Stiegler, Directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation

19 janvier 2010 : Techniques d’attention et pathologies modernes

16h30-19h, Espace Piazza
L’énergie libidinale et la question du désir sont au cœur des processus d’attention. On l’abordera en particulier à la lumière des pathologies de l’attention contemporaines, en particulier à la lumière de la thérapie de l’addiction.

  • Philippe Bordes, Directeur de la recherche à l’INHA (modérateur)
  • Marc Valleur, Psychiatre, Chef du service de soin aux toxicomanes de l’hôpital Marmottan (sous réserve)
  • Jean-Pierre Couteron, Président de l’Anitea (Association nationale des intervenants en toxicomanie et addictologie)
  • Coup de projecteur : Mapping the museum, une expérimentation suisse de suivi des visiteurs dans une exposition: http://www.mapping-museum-experience.com/en

16 février 2010 : La question du jeu

16h30-19h, Espace Piazza
Katerine Hayles soutient que le paradigme du jeu permet d’articuler deep attention et hyper attention. C’est aussi ce que soutiennent les concepteurs de « serious game ». La question sera examinée en perspective.

  • Stéphane Natkin, Professeur titulaire de la chaire Systèmes Multimédia au CNAM (ENSJVMI) (modérateur)
  • Nicolas Auray, Maître de conférences en sociologie, École Nationale Supérieure des Télécommunications
  • Kristel Kerstens, Waag Society
  • Eude Menager de Froberville, Docteur en Medecine, Service de neurologie Henri mondor et Responsable de developpement de Tekneo.
  • Coup de projecteur : le projet PLUG au Musée du CNAM avec Annie Gentes, Maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, École Nationale Supérieure des Télécommunications, et Coline Aunis, Responsable internet du musée des arts et techniques.

23 mars 2010 : Réseaux sociaux, hauts débits, nouveaux médias, nouvelles pratiques sociales et pédagogiques

16h30-19h, Espace Piazza
Ces nouvelles technologies favorisent-elles la dispersion de l’attention ? Quels outils développer pour de nouvelles pratiques pédagogiques ?

  • François Quéré, Responsable de la politique des publics, Agence France-Muséums (modérateur)
  • Alain Garnier, PDG du réseau social JameSpot
  • Thomas Beauvisage, Orange Labs
  • Coup de projecteur : présentation du site collaboratif développé par l’IRI pour les professeurs avec la Mission cinéma de la ville de Paris.

18 mai 2010 : Interfaces, objets et technologies de mémoire

16h30-19h, Espace Piazza
Dans un monde de connectivité permanente y compris en mobilité comment parvenir à gérer la temporalité de l’exposition, celle du visiteur, celle des médias diffusés ?

  • Roland Topalian, Cité des sciences et de l’Industrie (modérateur)
  • Georges Amar, Responsable unité prospective et développement de l’innovation à la RATP (sous réserve)
  • Jean-Louis Frechin, Designer-Architecte, No Design
  • Alain Mille, Professeur des universités, Université Claude Bernard Lyon 1 (LIRIS)

8 juin 2010: Sensori-Motricité et perception active

16h30-19h, Espace Piazza

  • Yves-Armel Martin, Directeur du centre d’innovation Erasme (modérateur)
  • Charles Lenay, Directeur de l’unité COSTECH, Université technologique de Compiègne
  • François Pachet, Directeur d’une équipe de recherche en informatique musicale au laboratoire Sony CSL
  • Coup de projecteur : présentation de l’expérimentation d’annotation de films de l’IRI

Edition 2009-2010: les techniques de l’attention

La consommation massive des objets culturels est de plus en plus surdéterminée par l’évolution « pulsionnelle » du consumérisme en général, ce qui se traduit par des postures de zapping généralisé. Le contexte muséal n’échappe pas à cette règle et les attitudes attentionnelles sont de plus en plus configurées par les médias de masse. Rappelons que selon une étude présentée lors d’un colloque en 2005, un visiteur du Louvre consacre en moyenne quarante deux secondes par œuvre.
Dans ce contexte qui devrait alarmer l’ensemble des institutions culturelles en général et muséales en particulier, nous proposons d’orienter le séminaire Muséologie 2009-2010 en croisant la question théorique des conditions cognitives, sociales et économiques de réception avec des exemples de développement de technologies de l’attention notamment les appareils critiques collaboratifs et le développement des réseaux sociaux et très hauts débits.

16 novembre 2010 : Mobilité, Motricité – Introduction

16h30-18h30, Espace Piazza

Cette séance introductive mettra en place la problématique du séminaire.
La distinction entre la mobilité et la motricité permet d’articuler la position du corps physique
dans les dimensions spatiales et temporelles ouvertes par les environnements numériques,
et ses capacités d’action et de sensation locales. Elle permet ainsi de reprendre à de nouveaux
frais la question de la sensori-motricité « instrumentée » comme ce qui soutient l’expérience individuelle et collective.

  • Bernard Stiegler, Directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation
  • Armen Khatchatourov, enseignant-chercheur, IRI et EESI

21 décembre 2010 : Sensori-motricité et cognition

16h30-19h, Espace Piazza Cette séance vise à introduire les bases scientifiques de la sensori-motricité. Il s’agit notamment d’analyser les liens qui relient la sensori-motricité, l’intentionnalité perceptive et l’attention, ainsi que le sentiment du corps et du bien-être.

  • Sylvain Hanneton, Lab. de Neurophysique et Physiologie, Univ. Paris V
  • Bernard Andrieu, Univ. De Nancy

18 janvier 2011 : Sensori-motricité et œuvres artistiques

16h30-19h, Espace Piazza Il s’agit de s’intéresser ici aux relations entre la sensori-motricité et la production et/ou réception des œuvres artistiques et théâtrales. On évoquera en particulier le rôle de la sensori-motricité dans l’écoute musicale, là où son rôle pourrait pourtant paraitre mineur.

  • François Delalande, GRM-INA. Motricité et musique
  • Denis Guenoun, Univ. Paris IV

8 février 2011 : séance reportée

séance reportée Séance reportée.

8 mars 2011 : Motricité, images et échanges sociaux au musée.

16h30-19h, Espace Piazza
Cette séance portera sur l’articulation entre la motricité et l’image. On s’interrogera en particulier sur l’usage de la photo au musée, et sur les conditions qui permettent que les échanges engagées se prolongent au-delà du musée.

  • Mélanie Roustan, sociologue
  • Pierre Giner, artiste

5 avril 2011 : Repères technologiques et éditoriaux pour les dispositifs mobiles au Musée.

16h30-19h, Espace Piazza Quels sont les limites cognitives, éditoriales, technologiques des dispositifs mobiles pour les musées ? Cette séance explorera avec des professionnels de Musées, quelques unes des expérimentations les plus intéressantes dans leur impact culturel, social ou éducatif, et les manières de les prolonger lorsque le contexte éditorial du Musée s’y prête.

  • Jean-Pierre Chemin, Chargé de mission « Mobilité et usages nomades », la Cité des Sciences
  • Pierre Lavoie, Président, agence de design Hyptique

26 avril 2011: Inscription de l’espace muséal dans l’espace de la ville

16h30-19h, Espace Piazza On s’interrogera ici sur la mobilité à la fois dans l’espace du musée, et en dehors de celui-ci, par conséquent sur l’inscription de l’espace muséal dans celui de la ville. On s’intéressera en particulier aux jeux géolocalisés et aux interfaces mobiles, ainsi qu’aux formes de socialisation, de rencontres et d’interaction avec les éléments de l’environnement que cette approche rend possible.

  • Kevin Walker, chercheur, London Knowledge Lab
  • Christian Licoppe, sociologue, Télécom-ParisTech

17 mai 2011: Art, sensori-motricité et soin

16h30-19h, Espace Piazza Cette séance portera sur la production artistique comme activité de soin, et sur le rôle du corps dans ce contexte. Quelles leçons peut-on en tirer pour les publics si l’on considère le rôle «thérapeutique» des musées dans notre société hyperindustrielle.

  • Bernard Golse, pédopsychiatre, psychanalyste, chef de service à l’Hôpital Necker
  • Patricia Riverti / Sara Pain, psychologues, art-thérapeutes, centre de formation Les Pinceaux

7 juin 2011 : Nouvelles conditions de la motricité

16h30-19h, Espace Piazza Cette séance va explorer la question de la sensori-motricité à l’heure où les dispositifs gestuels et tactiles servent de complément aux collections. La séance sera l’occasion de partager les retours d’expérience des installations faisant appel à ce type des dispositifs, aux Musées de Beaune et au MNHN. Comment ces dispositifs enrichissent-ils le rapport aux œuvres?

  • J.-M. Dallet et F. Curien, Ecole Européenne Supérieure de l’Image et M. Leuba, Conservatrice des Musées de Beaune : Visite virtuelle des archives numérisées de Étienne Jules Marey.
  • A. Parent, Museum National d’Histoire Naturelle : De l’observation à l’appropriation : le projet « Galérie des Enfants »

28 juin 2011 : séance annulée

séance annulée

Edition 2010-2011: Mobilité et motricité

Dans un premier temps, le séminaire se propose de revenir sur les enjeux théoriques liés au champ de la sensori-motricité: en partant de son importance pour le vivant en général, on soulignera ensuite la spécificité de la situation humaine dans laquelle la majorité des actions corporelles passe par des dispositifs techniques, modifiant ainsi les conditions de l’activité sensori-motrice, que cela soit au niveau de la mobilité ou de la motricité qui s’articulent de tout temps dans l’histoire des techniques.
A partir de cette mise en perspective, nous aborderons la situation artistique. On évoquera la mobilisation de la sensori-motricité dans la production des œuvres artistiques, et dans l’expérience du spectateur. On se demandera en particulier de quelle manière la sensori-motricité engagée par l’expérience muséale soutient l’attention du spectateur. Enfin, la problématique plus spécifiquement muséologique sera traitée en s’interrogeant sur ce qui fait sa spécificité à l’heure où de nouveaux dispositifs d’interaction entrent dans l’espace du musée.

Sous la direction de : Armen Khatchatourov

Inscriptions : contact@iri.centrepompidou.fr

Horaires et lieu : Sauf mention contraire, le mardi de 17h00 à 20h00 dans la salle Piazza devant le Centre Pompidou

18 octobre 2011 : L’enjeu des métadonnées et données structurées pour la convergence du Web sémantique et du Web social

La vision issue des travaux de Clay Shirky tendait à opposer deux logiques fermées : top-down et bottom-up, ontologies (en réalité certaines classifications bibliothéconomiques) et folksonomies. Une telle vision repose cependant sur des prémisses discutables. On verra que le Web social et le Web Sémantique n’étaient nullement à penser dans une stricte opposition. Loin d’être irréconciliables, ceci permet d’éclairer leur convergence actuelle.

Intervenants:
-Jean-François Chaintreau – MCC
-Bernard Stiegler – IRI
-Alexandre Monnin – IRI/Paris1/CNAM
-Adrienne Alix – Wikimedia France
-Fabien Gandon Datalift – INRIA/Edelweiss

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29 novembre 2011 : Economie du désir, économie de la contribution

Dynamiques anthropologiques et processus d’individuation psychique et collective. Les institutions et espaces numériques construits sur la pratique amateur.

Intervenants:
Bernard Stiegler – IRI
Jean-Louis Jam – Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand II)
Michaël Vicente – UTC

Coups de projecteurs:
Goetz Bachman, l’exemple de Nico Nico Douga – Université de Londres Goldsmiths,
Jean-Yves de Lépinay, Mashup Festival – Forum des images.

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17 Janvier 2012: Données structurées pour le Web Sémantique et les musées. Quelques réflexions du point de vue des Digital Humanities et de la Philosophie du Web.

Structurer ses données, son vocabulaire, son niveau de grammatisation relève d’une ou plusieurs disciplines nouvelles. Cette session entend solliciter le regard des « digital humanities » et de la philosophie du Web pour articuler des visions en première approximation anglo-saxonnes, techniques, soucieuse de saisir les spécificités des nouveaux supports tels que le Web, et des modèles centrés sur la tradition du document (herméneutique, diplomatique, archivistique, etc.).

Intervenants:
Alexandre Monnin – IRI/Paris1/CNAM
Yuk Hui – Université de Londres, Goldsmiths
Catherine Beaugrand – ENSBA de Lyon
Aurélien Bénel, Le Web Sémantique une technologie adaptée au monde de la culture ? – UTT
Emmanuel Château, signataire de la Charte pour les Digital Humanities, Ecole des Chartes

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14 Février 2012 : Comment la dynamique de contribution peut-elle converger avec l’indexation et la numérisation mise en place par les Musées ?

Quelle autorité ? Quel rapport au temps et notamment pour la recherche ? Les communautés intermédiaires ? Quelles stratégies et pour quel public ? Comment mettre en place les outils de la convergence ? Question de l’autorité en interne ou externe : les médiateurs, les conservateurs ? La question objectivité/subjectivité.

Intervenants:
Maxime Crépel – Sciences Po
Patrick Peccatte, Flickr Commons – SoftExperience
Romain Wenz, data.bnf.fr et la notion d’autorité et d’identifiant dans l’écosystème du Web – BNF

Coups de projecteur :
Pascal Krajewski – Fonds Trutat, Bibliothèque de Toulouse
Jean-Frédéric Berthelot – Wikimédia
François Queré et Renaud Sagot – Plateforme collaborative de la Cité de l’immigration

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13 mars 2012 : Ingénierie sémantique et sociale : comment les musées peuvent articuler leurs collections avec les sites contributifs.

Etudes de cas où l’enjeu central sera comment partir de la dynamique communautaire et des technologies du Web social (W3C) pour initier des projets dans les musées.

Intervenants:
Orri Erling, DBpedia – Openlink Software

Coup de projecteur :
Bertrand Sajus, Portail Histoire des Arts, projets HDA-BO/HDA-Lab – MCC
Emmanuelle Bermès, le Centre Pompidou Virtuel – Centre Georges Pompidou
Harry Halpin, Les nouveaux standards pour le Web social – W3C/IRI
Laurent Gaveau, Retour sur la résidence d’un Wikimédien au Château de Versailles – Château de Versailles
Mathias Schindler, Wikimedia et les Archives Fédérales Allemandes – Wikimedia

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10 avril 2012 : Le Web devient audiovisuel

Enjeux et initiatives dans l’indexation fine et contributive des contenus audiovisuels. La TV connectée comme passerelle entre la diffusion de programme et la contribution dans un contexte amateur ou éducatif.

Intervenants:
Raphaël Troncy – Eurecom
Yves Raimond – BBC
Eric Scherer – France Télévisions

Coup de projecteur :
Vincent Puig, Samuel Huron, Alexandre Monnin, IRI : De Polemic tweet à NiceTag

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15 mai 2012 : Des interfaces innovantes tirant parti des métadonnées.

Les métadonnées sont la base de départ pour la conception des interfaces pour l’indexation, la recherche, la navigation et la représentation. Comment peuvent elles aller jusqu’à modifier une stratégie de collecte ?

Intervenants:
Jean Daniel Fekete – INRIA/Aviz
Yves Armel Martin – Erasme
David Assouline – Google
Wiki loves monuments

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19 juin 2012 : Quels horizons pour demain ? La gratuité ?

Cette séance abordera les questions juridiques (les licences, les données, le contexte français, l’Open Data culturel, etc.) parfois sensibles dans la collaboration entre institutions culturelles et communautés de la contribution.

Intervenants:
Mélanie Dulong de Rosnay, CNRS
Rémi Mathis, Wikimedia : tirer les leçons des expériences passées
Sonia Zillhardt, Ministère de la culture

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A l’heure de l’Open Data et alors que se montent de nombreux projets dans le domaine culturel faisant appel à ces technologies, le Web Sémantique est au cœur de bien des discours. L’occasion d’examiner la trajectoire de ce terme et du projet qu’il recouvre, au regard des fondamentaux du Web.

Edition 2011 – 2012
Le musée : lieu privilégié de l’articulation du Web sémantique et du Web social ?
« Articuler web sémantique et web social dans les musées »

Les questions juridiques parfois épineuses et qui ont reçu un large écho lors du récent e-G8, ne doivent pas cacher la dynamique actuelle sur les questions d’indexation et de contribution non seulement dans le domaine des techniques, des pratiques et des usages, mais aussi du point de vue institutionnel. Au delà de l’Open Data qui, en France, rappelons-le, ne se veut pas simplement administratif mais ouvert à la Culture , les apports du Web, qu’il soit social ou sémantique, semblent aujourd’hui acceptés et reconnus comme une opportunité par un nombre croissant d’acteurs dans le domaine de la culture et des musées. Indéniablement, données et métadonnées, en particulier sur le Web où elles circulent en abondance, accaparent aujourd’hui les réflexions de tous ceux qui ont cure de l’impact des nouveaux dispositifs numériques d’adresse au public.

Si les enjeux sont aujourd’hui mieux cernés, personne ne peut cependant revendiquer une expertise suffisante dans des domaines aussi variés que le Web
social, le Web Sémantique, la muséologie et la muséographie, l’Open Data, les standards, les dispositifs collaboratifs émergents, l’économie de la contribution, les nouveaux modèles industriels du secteur culturel, etc. Aussi nous a-t-il paru indispensable d’associer plusieurs institutions intéressées à ces enjeux afin d’aborder la problématique de l’avenir des musées
– qui passe elle-même par une réflexion sur le devenir du Web.

Toutes les séances sont disponibles sur la plate-forme Polemictweet.com
Consultez ici les comptes rendus établis par des étudiants du Master Médiation Culturelle, Patrimoine et Numérique (Paris 10 – Paris 8):

 

Sous la direction de : Alexandre Monnin
Inscriptions : entrée libre ; contact@iri.centrepompidou.fr ou 01 83 87 63 25
Horaires et lieu : Sauf mention contraire, le mardi de 17h00 à 20h00 dans la salle Triangle (ancienne salle Piazza) devant le Centre Pompidou

13 novembre 2012 : La culture face aux défis du numérique

- Bernard Stiegler – IRI
- Christian Licoppe – Institut Mines-Telecom

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4 décembre 2012 : Les musées : vecteurs, victimes ou usagers du numérique ?

- Joëlle Le Marec – Paris 7
- Thierry Paquot – Institut d’urbanisme de Paris

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15 Janvier 2013: La technique à la rencontre des humanités : plus qu’un objet, un défi pour les Digital Humanities ?

- Whitney Trettien – Duke University
- Aurélien Bénel, UTT
- Aurélien Berra, Paris 10
- Alexandre Gefen, CNRS

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12 Février 2013 : Web, ingénierie des connaissances, Philosophie du web : les connaissances transformées par les nouveaux supports.

- Bruno Bachimont – UTC
- Yannick Prié – Université de Nantes

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20 mars 2013 : Le jeu pour apprendre, pour jouer, pour penser, pour travailler.

- Olivier Mauco – Paris 1/Antidox
- Matthieu Triclot – UTBM
-Eric Svedäng – (autour du jeu “:else { Heart.break() } »
- Yann Minh,
- Etienne Armand Amato

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23 avril 2013 : La science collaborative

- Olivier Las Vergnas, Universcience
- Romain Julliard, Muséum d’Histoire Naturelle – Vigie-Nature
- Manuel Zacklad, Cnam – dicen-idf

Cette séance a été délocalisée à la Cité des sciences et de l’industrie. Elle n’a pas fait l’objet d’une captation vidéo.

28 mai 2013 : Nouveaux manuels, nouveaux environnements hors universités, nouveaux savoirs, nouvelles disciplines : quels outils pour apprendre ?

- Carol Ann O’Hare – Wikimédia France -Education et Wikimédia
- Caroline Archat – IRI
- Bertrand Sajus – Ministère de la culture et de la communication, DPN

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18 juin 2013 : Cultural Data

- En coordination avec l’Atelier de Recherche Prospective de l’ANR sur le patrimoine culturel
Un débat particulièrement d’actualité à la suite de la publication des rapports Lescure et Colin et Collin.
- Pour en savoir plus : le site de Futur en Seine

- Modération : Vincent Puig (IRI),
- Intervenants :
-Henri Verdier – Etalab,
-Christian Fauré – Ars Industrialis,
-Agnès Simon – data.bnf,
-Emmanuelle Bermes – Centre Pompidou
-Jean-Marc Merriaux – CNDP

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Edition 2012 – 2013 : Les enjeux de la contribution

Les musées ont de tout temps été des lieux privilégiés de relai du savoir (scientifique comme vernaculaire). L’une des transformations les plus profondes du numérique concerne justement la modification des conditions d’exercice de la science et de production des savoirs au pluriel. Alors que les modèles académiques traditionnels, fondés sur la publication et l’édition scientifique, sont en crise, d’autres lieux et d’autres pratiques épistémiques émergent.

Dans ces conditions, la question se pose pour les musées de savoir comment remplir leur missions traditionnelles dans un paysage largement bouleversé par le numérique. Ce séminaire entendra donc cartographier les lieux et les pratiques émergentes autour de la diffusion du savoir dans le champ culturel comme scientifique ainsi que les modalités permettant aux musées de développer de nouvelles missions sociales et éditoriales.

Nous vivons actuellement une rupture anthropologique. A travers les technologies du numérique ce sont les savoirs empiriques sous toutes leurs formes, constituant la trame de toute existence humaine, qui sont altérés. Le but de ce séminaire est d’appréhender la question de la connaissance à partir de l’ancrage des digital studies, conçues comme une rupture épistémologique généralisée affectant toutes les formes de savoirs
rationnels.

Les digital studies ne sont ni praticables ni théorisables sans que soit conceptualisée l’organologie numérique qui semble affecter en profondeur toutes les formes de savoirs – savoir-faire, savoir-vivre, savoirs théoriques. Théoriser l’organologie numérique des savoirs contemporains sous toutes leurs formes nécessiterait de prendre en compte et d’étudier les « organologies » qui, se succédant au fil des millénaires depuis les débuts
de l’hominisation, auront toujours conditionné toutes les formes de savoirs.

Si l’anthropogenèse est aussi une technogenèse, celle-ci connais avec le numérique un nouveau stade. La dimension techno-logique des savoirs en tant que telle doit donc venir au centre des questions que posent aussi bien l’histoire des savoirs constitués (reconsidérée à la lumière de l’époque contemporaine), que les nouvelles formes de savoir que la numérisation fait émerger.

Mais ce sont aussi la situation et l’extension sociales de la recherche qui sont en jeu. Les technologies numériques permettent de pratiquer de nouvelles formes de recherche – une recherche contributive associant à la recherche académique et scientifique des acteurs qui ne sont pas eux-mêmes officiellement des chercheurs. Ainsi se trouvent relancées non seulement les questions que posait Kurt Lewin au titre de la recherche action mais aussi la question d’un dehors savant de l’université que, dans le contexte de
la République des lettres, Kant envisageait déjà dans Le conflit des facultés lorsqu’il soulignait la question spécifique que posaient aux « savants corporatifs » (aux professeurs) les sociétés savantes et les amateurs de son époque.

Une telle ambition pratique impose sans doute de repenser en profondeur les liens entre politique culturelle, politique éducative, politique scientifique, politique industrielle, politique des médias et citoyenneté.

Toutes les séances sont disponibles sur la plate-forme Polemictweet.com.

Consultez ici les comptes rendus établis par des étudiants du Master Médiation Culturelle, Patrimoine et Numérique (Paris 10 – Paris 8):

Sous la direction de : Alexandre Monnin
Inscriptions : entrée libre ; contact@iri.centrepompidou.fr ou 01 83 87 63 25
Horaires et lieu : Sauf mention contraire, le mardi de 17h00 à 20h00 dans la salle Triangle (ancienne salle Piazza) devant le Centre Pompidou

12 novembre 2013 : Enjeux ontologiques et organologiques, la question des catégories

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Cette première séance pose les fondements philosophiques du séminaire, en étayant la thèse d’un rapport de causalité circulaire entre les techniques du savoir et les contenus du savoir, entre les « technologies intellectuelles » (Goody) et les modes de pensée qu’ils reflètent et impliquent. Cette approche pourrait être sous-tendue par une réflexion sur les catégories, qui depuis Aristote et comme l’a souligné Benveniste, sont à la fois d’ordre intellectuel et linguistique, se traduisant aussi bien dans la structure de la pensée que dans son expression. Il s’agit désormais de voir quelles nouveaux types de catégorisations engendre le numérique, et donc quelles sont les conséquences de cette technologie dans notre approche du savoir et de la culture. On questionnera également ici la frontière entre texte et image dans le contexte d’écritures non-occidentales.
Invités :
- Arianne Mayer, IRI
- Roger Bautier, LabSic, Paris 13

10 décembre 2013: Enjeux anthropologiques et historiques de la lecture

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Cette deuxième séance se tourne vers l’histoire du livre et de la lecture pour observer les mutations du rapport entre écriture, culture et savoir au cours des différentes époques. En particulier, elle pourrait montrer les transformations qu’a subies au cours des siècles l’interaction du lecteur avec le texte, et les modalités successives de participation du lecteur au devenir textuel. Cette réflexion autour du texte s’applique tout aussi bien à la place que prend le spectateur dans le devenir de l’image. En quoi ce support tend-il à rapprocher la production et la lecture d’une œuvre, forgeant en creux une conception inédite de l’amateur ?
Invités :
- Roger Chartier, Collège de France
- Alain Giffard, Ars Industrialis

14 janvier 2014 : Cognition et apprentissages, enjeux de la lecture en musée

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Cette séance se concentre en particulier sur le domaine de l’apprentissage, qu’il soit individuel (apprentissage de la lecture et apprentissage par la lecture) ou collectif et sociétal (comment les technologies textuelles façonnent une épistémè). Un point de vue neurologique est mis en avant (pour analyser la manière dont le cerveau se transforme et se reconfigure grâce aux outils de lecture qu’il met en place), ainsi qu’un point de vue anthropologique (quel impact des techniques textuelles écrites ou orales sur le mode de représentation et de pensée d’une société donnée). Il s’agira de pointer les enjeux éducatifs de cet apprentissage instrumenté de la pensée, en se concentrant aussi sur la manière dont il peut éclairer une pédagogie de l’image.
Invités :
- Daniel Jacobi, Université d’Avignon
- Natalija Hristova, StangaOne

11 février 2014 : Lecture active dans les musées : collaboration et contribution selon le support (texte, image, vidéo)

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La lecture contributive varie aussi selon le support proposé au lecteur : selon qu’on soit en situation d’annotation collaborative (exemple du livre social) ou de co-écriture (exemple de Wikipedia). Dans le contexte des établissements culturels, cette distinction pourrait servir de base pour dégager deux modes de nouvelles adresses au public par le numérique : ceux qui passent par la formation de clubs ou groupes d’amateurs qui échangent entre eux autour des œuvres, et ceux où les amateurs deviennent acteurs de l’édifice culturel (participation à la scénographie de l’exposition qui devient alors crowd-sourcée, élaboration contributive d’un savoir sur les œuvres…)
Invités :
- Marc Benaïche, Atelier 144
- Laurence Maynier, Manufacture de la Céramique de Sèvres
- Sandrine Vallée, Manufacture de la Céramique de Sèvres

18 mars 2014 : Nouvelles formes d’édition articulant texte et image : Livres d’art, catalogues d’exposition, catalogues raisonnés, quel avenir dans le numérique ?

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Le livre d’art fait office d’objet-mémoire sans être forcément lu. Des formes de perception plus sensori-motrices, plus tactiles peuvent elles être imaginées sur des supports numériques ? Comment réarticuler texte et image et favoriser d’autres formes de lecture ? Quelles sont les nouvelles formes d’écriture que ces nouvelles formes supposent en articulation avec des ressources numériques en ligne ? Quels nouveaux supports pour ces contenus (eBooks, lunettes Google, …) ?
Invités :
- Gonzague Gauthier, Centre Pompidou
- Nicolas Ledoux, éditeur multimedia
- Etienne Mineur, les livres interactifs

8 avril 2014 : Annotation personnelle et Social books (nouvelles plateformes de lecture collaborative)

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Il s’agirait dans cette séance de montrer l’intérêt de l’annotation personnelle et de la dimension collaborative que permet le numérique en termes de production des savoirs et de nouvelles approches dans le champ culturel. Comment relier la notion de contributivité numérique à ses conséquences dans le domaine de la recherche artistique et du partage esthétique avec le bouleversement du droit d’auteur que cela suppose.
Invités :
- Bob Stein, The Future of the Book
- Philippe Aigrain, sopinspace

13 mai 2014 : Lecture de l’image

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La lecture de l’image repose sur une grammatisation différente de celle du texte et produit aussi des catégories nouvelles. Dans un contexte où la vidéo devient de plus en plus chapitrée et indexée et où elle reprend ainsi largement les métaphores du livre (tables de matières, index, notes de bas de page, annotations en marge), que nous enseigne la lecture active des images où lecture et écriture sont étroitement liées par exemple sur les nouveaux players de YouTube ou bien dans les nouveaux systèmes de navigation dans les bases de données d’images ? Comment ces lectures de l’image peuvent être mises en scène par les musées dans les expositions ou les sites web ?
Invités :
- Keynote speaker : Maurice Benayoun, Prof. School of Creative Media, City University of Hong Kong
- Alice Lenay, Chercheuse, Paris 10
- Simon Lincelles, Ingénieur, IRI

17 juin 2014 : Enjeux pédagogiques, impact des MOOC dans les musées ?

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Séance conclusive dans le cadre de Futur en Seine. Mooc participatifs (cMOOC), MOOC privés (SPOC), la diffusion des cours en ligne se diversifie bien au delà de la diffusion massive de cours existants (xMOOC). Il s’agit à présent d’explorer de nouvelles dimensions épistémologiques et pédagogiques dans la production et la diffusion du savoir. Cette préoccupation est partagée par les musées et les établissements culturels en général que leur objectif soit de développer une nouvelle relation au public ou d’inventer de nouvelles formes éditoriales. Cette dernière session du séminaire Muséologie 2.0 (IRI/Ministère de la Culture) consacré cette année à la lecture collaborative, tentera précisément de dégager ce qui dans les expériences les plus récentes de cours en ligne peut favoriser l’émergence de nouvelles pratiques herméneutiques : lecture et écriture collaborative, analyse de l’image, croisements de médias, cartes heuristiques, catégorisation contributive, certification, éditorialisation contributive, …
Invités :
- Divina Frau-Meigs, professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
- Vincent Minier, chercheur en astrophysique, CEA/IRFU
- Paul-Emile Geoffroy, IRI/Pharmakon.fr
- Gilles Dowek, Inria – plateforme France Université Numérique (FUN)

Edition 2013 – 2014
La lecture collaborative, un enjeu pour les établissements culturels ?
L’objectif du séminaire est d’examiner l’impact de cette pratique émergente dans le champ culturel. Une pratique, qui se présente à la fois comme une réalité (l’apparition d’un nouvel objet technique, le livre numérique, tel qu’il modifie la manière d’écrire et de lire) et comme un projet (celui d’une pratique de l’annotation électronique partagée, permettant une lecture sociale et contributive). L’hypothèse de départ pose que la pensée, scientifique ou esthétique mise en avant dans les musées et les établissements culturels, n’est jamais absolue, mais toujours incarnée, véhiculée par un instrument qui la façonne à son tour, et qu’ainsi étudier les modulations de l’instrument, c’est du même coup étudier l’évolution profonde de la pensée humaine. Cette hypothèse sera mise à l’épreuve d’un changement récent, voire en cours, celui des supports de lecture électronique qui connaissent un développement grandissant.

Mais au delà de la question du support, ce séminaire veut avant tout interroger des pratiques émergentes ou prospectives dans le contexte du musée notamment dans ses missions d’exposition, d’édition et d’éducation. On distinguera tout d’abord la lecture de texte et d’image en s’interrogeant sur leurs articulations sachant que dans les deux cas des processus de lecture/écriture (ou de reproduction) sont en jeu notamment si l’on s’intéresse au livre d’art numérique. Comment ensuite faire de la lecture un vecteur de socialisation dans le musée ?

Le « lire à plusieurs » peut il favoriser de nouvelles pratiques de découverte, d’apprentissage ou de partage ? Enfin, dans le champ numérique, quels seront les statuts de nos lectures/écritures (annotations, commentaires, traces de navigation) et des métadonnées sous-jacentes ainsi produites ?

Sous la direction de : Ariane Mayer
Inscriptions : entrée libre ; contact@iri.centrepompidou.fr ou 01 83 87 63 25
Horaires et lieu : Sauf mention contraire, le mardi de 17h30 à 20h00 dans la salle Triangle (ancienne salle Piazza) devant le Centre Pompidou
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