A propos

17, décembre 2009  |  Publié : Pied-de-page  | 

En 2006, le Centre Pompidou, sous l’impulsion du philosophe Bernard Stiegler, a créé en son sein l’Institut de recherche et d’innovation (IRI). En août 2008, l’IRI a acquis un statut d’association de recherche autonome dont les membres administrateurs sont le Centre Pompidou, le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone (CCCB), Microsoft France, Goldsmiths College, Université de Tokyo, Institut Telecom et ENSCI.

En explorant le champ des technologies culturelles et cognitives, l’IRI a pour ambition, depuis l’origine, d’élaborer de nouvelles formes d’adresse au public dans le domaine de la culture et de développer les applications culturelles et scientifiques, en particulier dans le domaine muséal, des technologies numériques destinées aux amateurs, aux chercheurs et aux artistes dans le contexte de l’ingénierie des connaissances, des réseaux sociaux et des interfaces multimodales.
Le programme de recherche de l’IRI articule trois objets de recherche théorique (Écologie de l’attention, Figures de l’amateur et Mutations du monde industriel et questions de design) avec trois axes de recherche technologique (Ingénierie des connaissances et ingénierie documentaire dans les appareils critiques, Technologies collaboratives et réseaux sociaux, Interfaces multimodales et mobilité dans les pratiques culturelles instrumentées).

Deux premières années de travaux au sein du Centre Pompidou ont déjà permis la mise en place des trois activités principales de l’Institut (Atelier de R&D, Collège des résidents, Espace critique) et la consolidation du programme de recherche en articulation étroite avec la programmation du Centre Pompidou notamment pour les expositions Víctor Erice / Abbas Kiarostami : Correspondances et Traces du sacré.

Les recherches de l’IRI alimentent actuellement deux chantiers de développement : le logiciel d’annotation de flux audio et vidéo Lignes de temps et la plate-forme collaborative L’Amateur. Les principaux projets collaboratifs de l’IRI sont le projet ANR/Cap Digital Cine Lab (annotation de films et partage d’annotations sur postes de travail, sites web et dispositifs mobiles), le projet MEDIA 2007 Glitner (site d’échange entre producteurs de films et plates-formes VoD), et le projet de plate-forme THD Cap Digital (expérimentation de services et contenus sur réseaux à très haut débit).

Le programme de recherche de l’IRI se développe sur un domaine de recherche qui est principalement celui des technologies culturelles et cognitives pour l’adresse au public dans le contexte émergent du web 2.0. et des réseaux sociaux, et en vue de préfigurer des technologies du web 3.0. conçues comme dispositifs collaboratifs de production et de partage d’appareils critiques et d’espaces critiques. Le but est de constituer de tels appareils et espaces critiques au service de cercles d’amateurs. Cette hypothèse, qui est centrale pour l’avenir de toutes les pratiques culturelles, concerne cependant un champ beaucoup plus vaste. En vérité, il s’agit de faire du champ de la culture un laboratoire pour penser l’évolution de la société consumériste qui s’est mise en place au XXème siècle vers une société fondée sur de nouvelles formes d’échanges s’appuyant sur la coopération.

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