Pour une nouvelle muséologie des territoires : expérimentation muséale et contribution citoyenne

28, mars 2018  |  Publié : Séminaires, Actualités  | 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ateliers de Muséologie 2017-2018 // IRI-Centre Pompidou
Conception et proposition : Victor Drouin-Leclerc
victor.drouin@iri.centrepompidou.fr
Avec le concours de Laure Delclaux (stage)
Étudiante en Master 1 MCPN – Paris 8-10

Contexte muséal

 

La Synthèse et le Rapport des groupes de travail de la mission Musées du XXIème siècle [1] soulèvent les grandes lignes des travaux à mener ces prochaines années dans le champ muséal. Le point de convergence entre les quatre grands axes établis (musée éthique et citoyen, musée protéiforme, musée inclusif et collaboratif et musée comme écosystème professionnel créatif) se situe dans l’horizon d’un musée qui se positionne comme un centre culturel d’expérimentations sociales et artistiques ancrées à l’échelle d’un territoire.

Pour mener à bien cette entreprise, l’appel au savoir-faire et à l’expérience de partenaires extérieurs au musée sera non seulement enrichissant mais absolument nécessaire, particulièrement sous forme de projets co-construits avec les acteurs académiques et socio-économiques locaux. L’enjeu principal pour les musées, qu’ils aspirent à se constituer comme un laboratoire de recherches sur les collections numérisées, comme un lieu protéiforme d’expérimentations socio-culturelles ou comme une agora citoyenne, est de bâtir une nouvelle communauté qui, tout en faisant appel aux amis du musée et à leurs publics, puisse cependant déborder largement de ce cadre habituel.

En effet, plus qu’une communauté d’intérêt et de sympathie, il s’agit pour les musées non seulement de former mais d’entretenir une dynamique d’initiatives innovantes et de co-construction de projets qui repose sur une véritable économie fondée sur la contribution. Cette démarche inscrit le musée à la lisière de ces terrains d’application et de ses méthodes de pilotage traditionnels. Plus encore, dans l’objectif d’une porosité fructueuse avec le milieu extérieur, les musées doivent se préparer, dans leur mode de fonctionnement comme dans leur identité, à s’engager sur une trajectoire à embranchements multiples et imprévisibles.

La volonté réelle des musées de s’engager dans une telle direction, impliquant nécessairement une forte composante expérimentale et un important investissement humain, se confronte toutefois à des difficultés organisationnelles et économiques, dues au modèles managériaux institués, au temps long et à la rigidité des structures administratives ainsi qu’au manque de ressources des institutions.

Dans ce cadre et dans la perspective d’une réalisation à court ou moyen terme des horizons fixés par la mission Musées du XXIème siècle, mettre en œuvre l’expérimentation en coopérant avec des structures satellites partenaires et indépendantes des musées s’avère être la voie la plus souple et efficiente de donner forme aux nouveaux enjeux muséaux et sociétaux.

  

Cadre sociétal

 

Si les enjeux politiques, socio-culturels, économiques et écologiques auxquels est confronté la société aujourd’hui sont de taille, les lignes de fond d’une transition positive sont tangibles dans les mouvements sociaux et institutionnels. Dans de nombreux domaines et à des niveaux de responsabilité variés, la conscience d’une nécessité de faire bouger les lignes de force habituelles progresse en amenant les individus comme les institutions à questionner leurs modes opératoires, leurs sphères d’implication et leurs zones de compétence traditionnelles.

Or, le grand virage des institutions muséales et la large mutation à l’œuvre dans les universités, qui accompagnent un mouvement laminaire de réappropriation citoyenne, offrent précisément des conditions favorables pour réinventer ensemble des arts de vivre et de produire des richesses communes.

Depuis une perspective transversale aux différentes tendances qui travaillent les musées contemporains, trois grandes lignes de fuite se recoupent et orientent la trajectoire des institutions muséales : le besoin de constituer une communauté contributive, la volonté d’un renouveau de la relation aux publics et l’exigence d’un ancrage territorial. D’un côté, la numérisation des fonds pose à nouveaux frais le problème de catégorisation et de valorisation du patrimoine. De l’autre, la médiation traditionnelle intègre de manière croissante les idées et méthodes issues du paradigme naissant de la participation et de la contribution. Enfin, la place du musée dans la société se redessine comme un lieu de reconnaissance et de légitimation, où le rôle des institutions n’est plus tant de délivrer des connaissances ou des expériences de délectation que d’agir à l’intégration des groupes et des individus dans la vie collective au niveau local.

Dans une direction analogue, le milieu universitaire est traversé de tensions centripètes qui orientent le travail académique vers l’expérimentation, dans une dynamique synergique d’application théorique et d’ouverture à la réalité du terrain. Les signes de cette mutation sont visibles tant sur le plan légal qu’au niveau des modalités concrètes de la recherche. Juridiquement, d’une part, la promulgation de la Loi sur l’égalité et la citoyenneté acte la nécessité, déjà prise en compte par certains départements universitaires, de valoriser l’investissement associatif des étudiants dans les domaines social, humanitaire et écologique, par l’attribution de crédits universitaires, afin de favoriser une « culture de l’engagement »[2]. D’autre part, différentes initiatives, telles que l’Université Foraine [3], la Chaire de Recherche Contributive [4] ou la Fabrique de Sociologie [5], témoignent d’un réel tournant du milieu universitaire vers la recherche-action, dans une démarche de résolution locale de défis socio-culturels et économiques de niveau global.

Plus largement, ces transformations muséales et académiques s’inscrivent dans un contexte d’urgence politique et de profond désir de réappropriation citoyenne. Les initiatives qui illustrent cette lame de fond sont nombreuses. Certains par exemple fédèrent leur milieu professionnel dans la refonte d’une pratique de leur métier vers un mieux-vivre, tel Patrick Bouchain pour l’architecture ou Gilles Clément pour le paysagisme. D’autres tentent de réinscrire la contribution des citoyens au sein de la mise en œuvre des politiques publiques, dans le double objectif de palier à la fracture provoquée par la délégation élective et de réhabiliter des populations à une véritable culture démocratique [6].

Aussi, la floraison de lieux intermédiaires [7] et d’espaces-projets, notamment catalysée par l’urbanisme transitoire, témoigne t-elle d’un puissant mouvement de partage des savoirs et de mise en commun des moyens, des techniques et des lieux de production. Enfin, parallèlement à ces expérimentateurs qui tentent avec ardeur de repenser les manières d’habiter la ville, des inventeurs s’aventurent dans des modes d’organisation alternatifs pour réinventer les modes de vie en milieu rural.

L’ensemble de ces hauts lieux d’apprentissage et de liaison collective, plus encore que les fab-labs qui germent dans les musées et les CSSTI, contribuent à produire des rencontres entre des populations hétérogènes qui nouent des liens autour d’intérêts et de projets d’avenirs communs.

Ce contexte à fort potentiel, dans lequel des institutions et des acteurs s’ouvrent à de nouvelles formes d’implication, constitue une opportunité éminemment intéressante pour les musées d’expérimenter de nouvelles formes de relations avec leur territoire et les populations.

 

Proposition 

 

La vive réponse des musées à la consultation menée dans le cadre de la préparation du colloque Vie des Musées, Temps des Publics [8], montre une forte appétence de certaines institutions muséales au changement, particulièrement dans le sens des axes avancés par la mission Musées du XXIème siècle. Cette consultation révèle le panel de problématiques et de défis auxquels se confrontent concrètement les institutions muséales qui aspirent à déborder le cadre institutionnel habituel. Par delà leurs riches divergences, l’enjeu commun aux acteurs qui désirent renouveler leurs pratiques au travers de nouveaux cadres opérationnels est celui de la création d’une communauté fondée sur la contribution.

Au delà d’une relation de consultation ou de communication, le réseau d’acteurs et de partenaires à engager sur la voie d’un renouveau muséal aura à être fondé sur une économie sociale à base territoriale [9]. Le réseau à construire est donc d’abord une communauté de projets implantée localement, constituée autour de chantiers co-construis dans lesquels démarches de recherche pratique et théorique se rétro-alimentent conjointement et sur la temporalité commune de l’expérimentation.

La volonté de fonder l’action muséale sur la contribution citoyenne demande d’agir à partir des besoins réels des populations. Car, on ne s’investit qu’à partir du moment où l’on se sent concerné comme le révèle très justement l’expérience du community organizing développée par Saul Alinsky [10], qui consiste à actionner l’implication citoyenne en politisant les colères du quotidien. Dans ce cadre, si la notion de public tient encore, elle se rapproche de la conception qu’en a John Dewey [11], pour qui un public au sens fort est d’abord un ensemble de personnes affecté par un problème commun, qui tente de résoudre activement ce problème par une double démarche d’enquête et d’expérimentation.

Cet horizon ne concerne pas tous les musées et il implique une forte dimension politique qu’il faut avoir le courage d’assumer et de mettre explicitement sur la table. La nouvelle muséologie, en son temps, proposait précisément de mettre le musée au service de la société et de son développement par l’émancipation citoyenne [12]. Dans les grandes lignes, il nous est resté de cette histoire les principes de l’écomusée établis par George-Henri Rivière et sa proposition de Musée-Laboratoire [13], mais également une littérature un point amère, critique, souvent à l’excès, à propos de l’expérience écomuséale [14]. Pourtant, l’approche évolutive développée sur le terrain par les écomusées, pourvu qu’on en fasse l’examen depuis l’intérieur, est encore résolument de notre temps.

Plus encore, elle éclaire de façon très nette les enjeux politiques et territoriaux qui sous-tendent l’engouement actuel pour un débordement institutionnel. Pour cela, il faut réinscrire la nouvelle muséologie dans le travail mené en la matière par une autre de ces figures pionnières, Hugues de Varine. En contre-point de l’accent scientifique du musée-laboratoire de Rivière, Hugues de Varine a défendu, sur le terrain, une vision de l’écomusée qui était alors également portée par une multitude d’acteurs, à savoir, une vision de l’écomusée fondée sur une dynamique plus profondément communautaire [15]. En partant de la population et des enjeux endogènes à un territoire, il s’agissait de faire germer une dynamique de réhabilitation citoyenne qui passe par une véritable co-construction du patrimoine entre habitants, collectivités territoriales et professionnels académiques.

Par cette Nouvelle muséologie des territoires [16], les actions culturelles et patrimoniales portées par les musées sont questionnées avec une grande acuité : dans leur forme et dans leur rôle, à l’aune d’un objectif fort de développement social et d’implantation territoriale. Or, loin d’être isolée, cette proposition rejoint intimement les approches défendues et mises en œuvre par une grande diversité de mouvements et d’acteurs, institutionnels ou non, qui dépassent amplement le cadre traditionnel des musées.

Sortir du cadre entendu, faire un pas de côté et explorer les marges des institutions traditionnelles, cela est aujourd’hui une nécessité. La spécialisation des disciplines et la segmentation fonctionnelle des institutions, qui permirent probablement un temps d’intensifier l’analyse et l’efficacité opérationnelle, sont devenues un frein à la pensée comme à l’action. Décloisonner les barrières disciplinaires et sortir des dynamiques de silo sont désormais les conditions pour penser et agir efficacement dans l’hybridité.

Comme le propose Jean-Louis Tornatore, « devant » l’Anthropocène, l’âge du patrimoine a à s’ouvrir sur un âge de l’héritage, et notre regard à se tourner vers le futur à l’heure où l’inquiétude de la perte concerne moins le passé que l’à-venir [17]. C’est dans ce contexte que les actions de la Mission du Patrimoine Ethnologique peuvent rejoindre celle de ARTfactories / Autre(s)pARTs, que les enjeux du patrimoine peuvent converger avec ceux de la démocratie et embrasser les défis écologiques, que les musées des milieux urbains qui osent s’aventurer dans l’expérimentation sociale peuvent rejoindre les lieux intermédiaires et indépendants, enfin, que les écomusées et les ethnopôles auraient beaucoup à partager avec les mouvements de repaysannisation et les « milieux paysans libres » [18].

Ainsi, ces Ateliers de muséologie auront pour but de prolonger la Mission musée du 21e et le colloque VM/TP en donnant la voix à ces défricheurs d’une conception renouvelée de la culture et du patrimoine, afin de penser, sans timidité, un cadre d’action pour le musée qui soit à la hauteur des enjeux du 21ème siècle. En réunissant ces différents acteurs, il s’agira de croiser leurs expériences et expertises pour questionner les conditions propices, dans le contexte juridique, économique et social actuel, à ce que le musée puisse constituer une communauté autour d’une véritable expérimentation citoyenne sur les territoires, en milieu urbain comme en milieu rural.

 

Appuis des ateliers

– Département des publics de la Direction Générale du Patrimoine
– Ressources et réseau du Colloque Vie des Musées, Temps des Publics
– Réseau Particip-ARC : Recherche Culturelle et Sciences Participatives
– Chercheurs de la Chaire de Recherche Contributive de Plaine Commune

 

Calendrier des séances


Table-ronde 1 : Mercredi 23 mai 2018 – 17h-20h
De la nouvelle muséologie aux friches culturelles

Dans cette séance, nous voudrions repartir des propositions de la nouvelle muséologie, qui aspirait à sortir du triptyque musée-collection-public pour embrasser un agencement en terme de patrimoine-territoire-population, parce qu’elles permettent de rouvrir le cadre conceptuel qui préside habituellement à l’appréhension des musées. Par là, il est possible de penser à quelles conditions et selon quelles modalités les musées pourraient réellement se mettre au service de la société et de son développement, en répondant aux défis du 21ème siècle. Dans cette optique, il nous faudra questionner sans réserve les évidences : celle de la centralité et du statut des collections, celle de la catégorie de public à l’heure de la participation, celle de l’organisation hiérarchique du commissariat face à l’intelligence collective en auto-organisation, ou encore celle du cadre administrativo-légal actuel vis-à-vis de la logique exploratoire et circulaire nécessaire à l’expérimentation.

En parallèle, ces enjeux rejoignent la montée en puissance des actions culturelles et patrimoniales s’inscrivant dans des dynamiques de réhabilitation citoyenne. Un tendance qui ouvre progressivement la voie à une réappropriation des institutions et à l’établissement d’une démocratie en actes. La transmission des savoirs (-faire, -vivre et théoriques) et l’implantation territoriale est au cœur de ces démarches. Davantage, c’est le thème de la constitution et de la gestion des communs qui sous-tend ces questions patrimoniales et que nous chercherons à expliciter, en vue d’une politique qui vise à construire véritablement les bases d’une démocratie culturelle. C’est pourquoi, ce qui se joue dans les lieux intermédiaires et indépendants, émergeant depuis plus d’une trentaine d’années sous la forme de friches culturelles ou encore de squats artistiques, est éminemment intéressant. En tant que laboratoires de l’urbanité et du vivre-autrement, ces espaces de projets sont devenus des interlocuteurs et partenaires privilégiés pour les acteurs des musées qui aspirent réinventer réellement leurs pratiques en explorant les interstices entre art, territoire et population.

Intervenants :

– Serge Chaumier
Professeur des universités à l’Université d’Artois, Directeur du Master Expo-Muséographie (MEM), Formation en apprentissage, Auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages de muséologie, Dernier ouvrage paru : Altermuséologie (Hermann, 2018), Rapporteur pour la Mission Musée du 21esiècle

– Laure Ciosi
Sociologue dans le champ de l’art, de la culture et du patrimoine, Maître de conférence associée à Aix-Marseille Université, enseignante au sein de la formation en Médiation Culturelle des Arts (AMU-LESA) et directrice d’étude et de recherche au sein de l’association Transvercité

– Alexandre Delarge
Président honoraire de la Fédération des Écomusées et Musées de Société (FEMS), antérieurement Directeur de l’Écomusée du Val-de-Bièvre à Fresnes, Dernier ouvrage paru : Le musée participatif. L’ambition des écomusées (dir.), La documentation française, 2018

– Jules Desgoutte
Co-coordination chez ARTfactories/Autre(s)pARTs, Compositeur, improvisateur et pianiste à l’origine de plusieurs formations, membre fondateur du collectif ABI/ABO

– Jean-Louis Tornatore
Anthropologue, professeur au département Institut Diderot, Université de Bourgogne, Directeur du Centre Georges Chevrier – Sociétés et sensibilités (UMR 7366 – Cnrs – uB), Dernière publication : « Patrimoine vivant et contributions citoyennes. Penser le patrimoine “devant” l’Anthropocène », In Situ. Revue des patrimoines, 2017.

– Hugues de Varine
Muséologue étroitement associé au développement de la nouvelle muséologie, Acteur de terrain principalement impliqué en France, en Italie et au Brésil dans la mise en œuvre de chantiers de développement patrimonial et territorial fondés sur l’implication communautaire

 

Table-ronde 2 : Mercredi 30 mai 2018 – 17h-20h
De la muséologie des territoires à l’économie sociale au niveau local

Pour contribuer à construire une nouvelle muséologie fondée sur les territoires, nous aimerions inviter dans cette séance à sortir des villes en portant notre regard sur des petites initiatives menées par des musées locaux ou propulsées par des DRAC en région, en dehors des grandes institutions qui jalonnent communément nos représentations. Ces projets et structures, se déployant davantage en milieu rural, peuvent jouer un rôle clef dans la gestion collective du patrimoine des territoires. L’expérience d’inventaire participatif du Parc Naturel Régional du Ballon des Vosges participe intimement de cette entreprise, tout comme les actions de l’Écomusée PAYSALP qui s’intègrent pleinement dans ce renouveau patrimonial. La revalorisation des modes de vie et de l’interculturalité locale ne peut être envisagée sans parler également des mouvements de repaysannisation, des réseaux culturels associatifs et des entreprises coopératives, réinvestissant des savoir-faire ancestraux et éveillant la conscience sur la vie d’une région, en y créant un sentiment de vouloir-vivre.

Dans cette séance, nous souhaiterions montrer qu’intégrer ces acteurs hétérogènes au sein d’une politique culturelle facilitant les initiatives d’inventeurs et la co-construction du patrimoine naturel et culturel est non seulement un enjeu démocratique, mais un défi économique et social. Car, si le patrimoine peut constituer un levier pour dynamiser le tissu économique rural, l’action patrimoniale a à jouer sur une ligne de crête délicate : entre la préservation d’un patrimoine vivant et le risque de sa floklorisation, mais également entre la valorisation économique de la culture locale et l’écueil de sa réduction à un ensemble de biens purement marchandisés au service du marketing territorial. De même, la création d’une dynamique communautaire, reposant sur le travail d’un commun territorial, doit pouvoir générer une fierté locale autour de projets d’avenir sans tomber dans l’enfermement culturel et la nostalgie régionaliste. Pour cela, peut-être faut-il penser une politique culturelle qui encourage et favorise les échanges et allers retours entre les milieux inventifs des zones rurales et urbaines, mais aussi envisager dans quel cadre les musées volontaires pourraient expérimenter avec ces acteurs innovants et travailler de concert à valoriser des nouveaux arts de vivre.

Intervenants

– Noël Barbe
Anthropologue.  Chercheur à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (CNRS-EHESS-MC). Conseiller pour l’ethnologie et les sciences sociales à la DRAC Bourgogne Franche-Comté, Dernier ouvrage paru : Pergaud… l’Autre

– Marina Chauliac (sous réserve)

– Lothaire de Galzain
Ingénieur en paysage, Membre de l’écolieu participatif Le Moulin de Brisé (Monthiers, Aisne), Auteur d’un mémoire sur les mouvements de repaysannisation et sur leurs manières d’habiter le paysage, en formation paysan-brasseur-boulanger en vue d’une installation future au sein d’un projet collectif

– Jules Desgoutte
(Description dans la séance 1)

– Joëlle Zask
Philosophe spécialiste de philosophie politique et du pragmatisme, traductrice de John Dewey, Maître de conférence à l’Université Aix-Marseille, Auteur de différents ouvrages sur la démocratie et la participation dont La démocratie aux champs, La découverte, 2016

– Christophe Lezin
Directeur de l’Écomusée PAYSALP, Antérieurement Chargé de mission à l’Institut de la Montagne et Professeur d’Histoire-Géographie-Éducation Civique en collège-lycée

 

Journée d’ateliers contributifs : Mercredi 13 juin 2018 – 9h-17h
Co-construction de propositions pour de nouveaux dispositifs muséologiques

Ateliers autour des défis établis en dialogue avec les enjeux et problématiques soulevées sur les deux premières séances ainsi que ceux ressortis du colloque VM/TP et du questionnaire diffusé dans le réseau.

 

Informations pratiques et inscription

Les tables-rondes et ateliers ont lieu en salle triangle du Centre-Pompidou, située sur l’esplanade à droite de l’entrée principale.
L’entrée est libre, sur inscription et sous réserve des places disponibles. Vous pouvez vous inscrire à cette adresse.
Pour toute information supplémentaire : contact@iri.centrepompidou.fr

 

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[1] EIDELMAN Jacquelines (dir.), Mission Musées du XXIème siècle, volume 1 et 2 –Synthèse et Rapport des groupes de travail, 2017

[2] https://www.associations.gouv.fr/la-loi-egalite-et-citoyennete-est-promulguee.html

[3] http://www.universiteforaine.fr

[4] https://www.mshparisnord.fr/programmes/chaire-de-recherche-contributive/

[5] http://www.fabriquesdesociologie.net

[6] Notamment les travaux du Forum Contributif ou encore ceux de la 27e Région

[7] Synthèse atelier de réflexion #20 – Qu’est-ce qu’un lieu intermédiaire ?, 2016, ARTfactories / Autre(s)pARTs

[8] http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Musees/Vie-des-musees-Temps-des-publics/Presentation

[9] Hugues de Varine, Quelle place et quels rôles pour l’habitant dans son musée, 2013 [inédit]

[10] https://www.monde-diplomatique.fr/1989/08/DOMMERGUES/41974

[11] Joëlle Zask, « Le public chez Dewey : un union sociale plurielle », Tracés. Revue de sciences humaines, n°15, 2018

[12] François Mairesse, « La belle histoire, aux origines de la nouvelle muséologie », in Public et Musées, n°17-18, 2000, L’écomusée : rêve ou réalité (sous la direction de André Desvallées), pp. 33-56

[13] Georges Henri Rivière, La muséologie selon Georges Henri Rivière, 1989, Dunod, Paris

[14] Alexandre Delarge, « Des écomusées, retour à la définition et évolution », in Public et Musées, n°17-18, 2000. L’écomusée : rêve ou réalité (sous la direction de André Desvallées) pp. 139-155

[15] Hugues de Varine, L’initiative communautaire, M.N.E.S, 2013 (1991)

[16] Hugues de Varine, Quelle place et quels rôles pour l’habitant dans son musée, 2013 [inédit]

[17] Jean-Louis Tornatore, « Patrimoine vivant et contributions citoyennes. Penser le patrimoine « devant » l’Anthropocène, In Situ – Revue des patrimoines, n°33, 2017

[18] Lothaire de Galzain, Les collectifs participant du mouvement de repaysannisation : quel mode d’habiter le paysage ?, Mémoire de master 2 Ingénieur paysagiste et ingénierie des territoires, Agro Campus Ouest, 2016

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